Les allergies touchent un tiers de la population mondiale et leur prévalence ne cesse d'augmenter. Elles résultent d'une perturbation du développement de la tolérance immunitaire, associée à un déséquilibre du microbiote et des barrières épithéliales. Durant les 1 000 premiers jours de la vie (de la conception à l'âge de 2 ans), l'alimentation des femmes enceintes peut influencer le développement et la maturation de ces systèmes chez l'enfant, offrant ainsi une fenêtre d'opportunité pour intervenir et réguler le développement des allergies.
Objectif de l'étude
L'objectif de ce projet de recherche est de déterminer si l'empreinte spécifique du microbiote suffit à elle seule à prévenir l'allergie alimentaire, sans nécessiter d'empreinte immunitaire au stade fœtal.
Approche scientifique
Utilisation d'un modèle murin par hystérectomie supprimant le transfert vertical du microbiote maternel à la naissance. L'effet de l'empreinte immunitaire sera étudié chez les descendants par un test de provocation allergique une fois le microbiote stabilisé.
Résultats attendus
La modulation du système immunitaire par l'alimentation, appelée immunonutrition, est désormais un outil clé de prévention, notamment face à la montée des maladies chroniques. Cette étude sera la première à identifier les mécanismes par lesquels une stratégie nutritionnelle peut prévenir l'allergie alimentaire. Ce projet préclinique apportera une preuve de concept essentielle avant tout développement clinique et ouvre la voie à une nouvelle stratégie nutritionnelle pour la prévention primaire des allergies.



